Bâtiment

Débuté en 1992, le projet du nouveau pavillon de design s’est terminé en février 1996 par son inauguration officielle. Cette oeuvre de l’architecte Dan S. Hanganu se situe dans le centre Est de Montréal, où elle opère la transition entre le tissu urbain traditionnel du quartier et l’espace ouvert des Habitations Jeanne-Mance, le grand ensemble de logements modernistes de Montréal. Recréant une tête d’îlot dans un geste urbain qui dialogue avec le reste du campus de l’Université du Québec à Montréal, elle rétablit la continuité avec l’ensemble des bâtiments qui bordent la rue Ste Catherine.

Ce pavillon d’une superficie de 10 000 m2, a son entrée principale au coin des rues Sanguinet et Boisbriand, face à une petite place publique enserrée par les deux bâtiments des sciences administratives et de musique de l’UQAM. Par un passage souterrain, il est aussi relié au réseau piétonnier interne du campus.

Organisé verticalement sur huit niveaux, cet édifice se compose d’une triple volumétrie qui s’articule autour d’une faille verticale qui fait pénétrer la lumière au plus profond du bâtiment. Les espaces qui sont l’expression de la diversité et de la complexité des pratiques pédagogiques et de recherche/création, accueillent de façon différenciée les activités de l’École de design ainsi que celles du Centre de design.

C’est autour de ce lieu central de vie et de communication, métaphore des coursives d’un navire, que se fédère l’ensemble des activités des unités de Design, en une configuration claire et lisible.

La mise en forme des lieux et la mise en oeuvre d’un vocabulaire architectonique, minimal et rigoureux, produisent un édifice qui est, à la fois, un outil pédagogique et une oeuvre ouverte, ainsi qu’un exemple des diverses expériences de spatialité que peut produire une démarche conceptuelle contemporaine assumant les acquis de la modernité.

Une attention particulière a été accordée à des espaces singuliers : l’atelier multitechnique, le Centre de design, la salle de dessin, les ateliers, la cafétéria et le Centre info-design. Leur traitement symbolique fort contribue à leur lisibilité tant intérieure qu’extérieure.

La localisation de l’entrée du pavillon, à mi-chemin entre la rue Sainte-Catherine et la rue Ontario, offre une visibilité, un signal, qui permet de le « faire voir » à partir de ces deux artères importantes du centre-ville. L’oeuvre d’art du 1 % dû à l’artiste Pierre Leclerc favorise cette lecture, en y intégrant une grande structure recouverte d’un panneau de verre qui se module dans le temps pour informer sur les événements spéciaux et servir d’indice du foisonnement des activités internes.